Secteur minier

L’économie de la République Démocratique du Congo dépend en grande partie de ses immenses réserves en ressources minières qui ont joué un rôle important dans la croissance économique que ce pays a enregistrée au cours de ces dix dernières années. Cependant, plusieurs experts estiment que la contribution de ce secteur à la richesse nationale est encore fable à cause notamment de l’insécurité dans les zones minières à l’Est de la RDC. Plusieurs recherches sur ce sujet ont relevé que les forces armées ont été des acteurs importants causant l’insécurité dans les mines (Matthysen et al., 2013). La présence de ces forces a constitué pendant longtemps une menace et un danger pour les artisans miniers. Mais avec les efforts des nombreuses ONGs locales et internationales et des agences de Nations Unies, la communauté internationale a pris conscience de ce phénomène et a accompagné à la mise en place de plusieurs initiatives dont l’objectif était le retrait de ces forces des zones minières. Ainsi par exemple, le Congres américain avait fait passé la fameuse loi Dodd Frank Act qui avait exigé que toutes les compagnies américaines s’approvisionnant en minerais en RD Congo puissent prouver qu’ils ne proviennent pas des zones en conflits. C’est dans la foulée de cette loi que des initiatives de traçabilité et certification ont été lancées, contribuant dans une certaine mesure à stabiliser les zones minières. Avec cette sécurisation des sites miniers, le conflit qui devient récurrent dans les zones minières est celui qui oppose les artisans miniers aux entreprises minières.

Lundi, septembre 11, 2017 - 16:40

La combinaison de trois éléments à savoir, la chute des prix des matières premières sur le marché international, le ralentissement de la demande chinoise des matières premières et la crise financière mondiale en général, ont sérieusement affecté le secteur minier de la RD Congo et plus particulièrement les provinces du Kivu. Cependant, à voir les chiffres de l’exportation de la division des mines du Nord-Kivu pour l’année 2015, l’exploitation artisanale de la cassitérite et du coltan a sensiblement baissé comparée aux années 2007 – 2009, mais existe toujours. En effet, 338,6 tonnes de cassitérite et 947,5 tonnes de coltan ont été exportées pour l’année 2015. Cette reprise timide n’a pas pour autant requinqué l’économie du Kivu fortement dépendante du secteur minier depuis les années 2000.

Vendredi, juillet 15, 2016 - 12:02