Repenser et réorienter la sécurité intérieure et extérieure de la République Démocratique du Congo après les massacres de Beni

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Province du Nord-Kivu security/ Pole Institute Blog

Kä Mana

Il me semble utile et important de réfléchir aujourd’hui sur la tragédie sanglante de Beni du point de vue de ses enjeux vitaux pour notre nation, notamment : les enjeux de la sécurité de nos populations et de la défense de notre territoire. Une telle réflexion a pour devoir de mettre en lumière l’urgence de tirer les leçons de deux années d’atrocités innommables pour penser une réforme d’ensemble et une réorientation globale de nos forces de sécurité intérieure et extérieure.

Une alternative qui donne à penser

Depuis les premiers massacres commis sur de paisibles villageois qui ont vu subitement s’abattre sur eux l’apocalypse dans des cruautés inattendues et une sauvagerie inimaginable, cette urgence est dans tous les esprits et dans tous les souhaits de nos populations. Plus précisément : il n’y a pas un seul habitant de l’est de notre pays qui ne cherche pas à comprendre comment ce qui est arrivé est arrivé dans une zone où les forces de sécurité et de défense ont concentré leurs énergies militaires et leurs forces stratégiques, à côté de l’imposante présence de la MONUSCO dont la mission est d’accompagner les FARDC dans leur travail de sécurisation et de stabilisation du pays. En scrutant cette question, on est confronté à l’alternative suivante : ou nos forces de sécurité intérieure et extérieure sont aujourd’hui profondément défaillantes, malgré tout le discours public qui vante leurs mérites et leur engagement sur le terrain, ou c’est l’orientation même de leur mission et la vision de leur perception d’elles-mêmes qui posent problème.

Quel que soit le terme de l’alternative que l’on choisit, les calamités répétées de Beni mettent en lumière l’urgence de réfléchir à fond sur ce à quoi devraient servir aujourd’hui les formes armées, la police, les services de renseignement et toutes les instances qui s’occupent de la sécurité intérieure et extérieure de notre nation.

Une mauvaise vision de la sécurité

J’ai mené une micro-enquête parmi les jeunes de l’est du pays sur cette nécessité, autour de la question suivante : pourquoi une nation comme la République Démocratique du Congo doit-elle se doter d’une armée forte, d’une police efficace, de services de renseignement performants et d’institutions de sécurité énergiques ?

 Majoritairement, les réponses ont eu une tournure profondément militariste, en vue de la sécurité du pays.

  • Et qu’est-ce qu’est la sécurité du pays ? ai-je naïvement demandé.

Ma question suscita un crépitement intellectuel de paroles lancées comme des balles de la part des jeunes que j’ai interrogés.  Selon eux, la sécurité consiste fondamentalement en ceci :

  • Empêcher qu’un pays étranger vienne balkaniser notre nation et s’emparer de nos richesses.
  • Montrer que notre patrie peut frapper fort tout ennemi qui oserait s’attaquer à nos intérêts.
  • Nous faire respecter dans le monde par notre capacité de dissuasion, avec une bombe nucléaire, s’il le faut.
  • Ne pas permettre, armes à la main, que les décisions concernant notre pays  soient prises ailleurs que chez nous.
  • Disposer d’une armée modernisée, avec des troupes d’intervention  rapide partout, surtout aux frontières poreuses de notre pays.

La litanie fut longue et son avalanche coulait dans le même sens. Elle me fit comprendre à quel point le contexte de guerre subie par la RDC ces dernières années a forgé un imaginaire guerrier qui réduit la sécurité d’une nation à la force des armes.

On a même oublié que les armes s’achètent et que la dépendance d’un peuple à l’économie et au commerce d’engins de mort dans le monde appauvrit sa capacité à s’attaquer à d’autres domaines que moi, j’avais en esprit quand j’ai posé la question de notre sécurité. Notamment : les domaines du développement, de l’alimentation, de la santé,  de l’éducation, des infrastructures routières, de l’écologie, du souci des générations futures et de la capacité pour le Congo, à rayonner partout par ses richesses culturelles, éthiques, politiques et économiques.

Dans la chaleur de leurs ambitions guerrières, les jeunes ont aussi oublié que c’est l’organisation sociale où ces domaines sont prioritaires qui éloigne la guerre et le besoin des armes et non les armes et toutes les dépenses qu’on y consacre qui assurent le bonheur d’une société.

J’ai perçu ainsi un renversement de priorités dans l’intelligence que les générations montantes  se font au Congo de la sécurité pour les citoyens et pour notre pays lui-même dans son ensemble.

Une perspective plus vaste qu’on ne pense

Si cette vision n’était que celle d’un petit nombre de jeunes, il n’y aurait pas eu de quoi s’inquiéter outre mesure. On doit s’inquiéter quand on se rend compte que cette vision domine le discours public, l’orientation de la gouvernance et l’ensemble de l’imaginaire populaire dans notre nation, comme j’ai pu m’en rendre compte dans tous les milieux où j’ai discuté de notre sécurité. Qu’il s’agisse du monde universitaire où je vis chaque jour ou des sphères populaires comme les marchés, les Eglises et les milieux de réjouissances populaires, la sécurité du Congo se pense en termes de puissance militaire et tout semble s’orchestrer autour de cette puissance pour défendre le pays contre ses ennemis.

Il faut ajouter particulièrement ici que la vision militariste de la sécurité gangrène même  la manière dont le système politique pense sa mission dans notre société. Cette vision, c’est, pour les dirigeants du pays, de durer le plus possible à la tête de l’Etat et de pousser l’opposition politique à entrer dans la logique de confrontation, sans que la classe politique dans son ensemble se préoccupe des priorités et des intérêts qui fassent de la nation une aire de félicité et du bonheur d’être Congolais. Le pays devient ainsi un champ d’affrontement permanent où les services de défense et de sécurité s’arment à outrance pour mâter toutes velléités de révolte populaire ou de résistance individuelle. La sécurité devient alors la sécurité du système de pouvoir en place et non la sécurité du pays et de ses populations.

Ici aussi, il y a une inversion des priorités. Toute la gouvernance de l’Etat, toutes les ressources économiques et financières ainsi que toutes les possibilités d’enrichissement véritable des communautés risquent de se tourner fortement vers l’armement, au détriment du bonheur des populations. Si l’on considère que les maîtres du système se préoccupent plus d’accumuler l’argent et de s’enrichir à outrance en prévision de mauvais jours qui ne manqueront pas d’arriver tant les esprits sont déterminés par l’idée d’une guerre imminente ou lointaine qui peut tout faire basculer dans le chaos, on doit dire que l’orientation fondamentale de la vie dans le pays est la peur et non la paix.

C’est ainsi que l’Agence nationale de renseignements (ANR) est devenue essentiellement une agence d’investigation pour traquer et neutraliser toute menace individuelle ou communautaire qui pourrait peser sur l’ordre régnant, sans jamais se soucier des rôles aussi essentiels que ceux qui promeuvent l’engagement civique au service de la grandeur du pays. Notamment :

  • l’action éducative des personnes qui passent entre ses murs pour qu’elles comprennent en profondeur les choix du gouvernement au lieu de se voir soumises  à d’atroces tortures physiques et mentales ;
  • l’espionnage technologique pour l’avancement scientifique de la recherche en République Démocratique du Congo ;
  •  le lobbying pour placer les Congolais aux grands postes de responsabilité dans les institutions mondiales ;
  • et l’investigation pour connaître la mentalité des peuples qui font peur aux Congolais actuellement afin de  maîtriser les ressorts de leur univers imaginaire.

C’est ainsi que l’Armée est devenue pour les hauts officiers un lieu d’enrichissement personnel au détriment des troupes qui se démoralisent et se démobilisent face aux tâches de la défende du territoire et du maintien de l’ordre public.

La Police nationale se met à la même enseigne et devient un mouvement pour rançonner le petit peuple et entretenir un esprit de corruption généralisée, à l’intérieur comme aux frontières du pays.

Ce même esprit de corruption gangrène aussi les services chargés de protéger nos écosystèmes par la conservation de notre faune, de notre flore et de notre sous-sol. Dans ces domaines, les politiques publiques favorisent la prédation où se bradent nos espaces écologiques, encourageant ainsi la vénalité des gardiens chargés d’y faire respecter la loi.

Ajoutons qu’en RDC, les forces de l’ordre pénitentiaire ont fait des  prisons de notre pays des enfers pour ceux qui y sont enfermés, régulièrement ou de manière abusive, par un système juridique perçu globalement comme une structure sans crédibilité aux yeux de nos populations, au lieu d’en faire des espaces de reconstruction de la personnalité dans une perspective d’éthique citoyenne par des travaux d’intérêt collectif et d’expiation positive de peines.

Même des institutions comme les forces douanières qui doivent garantir la sécurité de la richesse de l’Etat sont complètement privatisées pour assurer l’enrichissement d’une certaine « classe de gens » dans la société.

On se trouve ainsi dans un désordre qui devient un mode d’être et de vivre, faisant du Congo un pays divisé contre lui-même.

Quand l’insécurité fait loi

Dans une ambiance où toutes les forces censées organiser la vie dans la société deviennent des structures de violence sur les populations, chaque citoyen se sent condamné à une insécurité individuelle grandissante due aux conditions politiques, économiques et financières dont il ne profite pas. La même insécurité s’empare des communautés locales qui, à l’instar des individus, se sentent affaiblies, démoralisées, humiliées et condamnées à une forme de dépression de l’être dont les conséquences sont le repli sur une identité peureuse et agressive, la méfiance face aux autres entités ethniques, le refus d’un vivre-ensemble au service des intérêts nationaux et le désarroi face à un système politique noyauté par des institutions d’oppression physique et mentale.

Les révoltes, les rébellions et les résistances de tous acabits ont leur terreau dans cette insécurité profonde. Quand un peuple a le sentiment qu’il est à la merci du pouvoir des armes, il se cabre et livre son destin à toutes les organisations qui, sous une forme ou une autre, lui promettent la liberté et la dignité comme piliers d’une véritable sécurité. Fausses promesses, espérances illusoires ou possibilités réelles, la soif de la liberté et de la dignité peut se transformer en dispositions psychiques de désordre et de chaos.

Ce sont ces dispositions des imaginaires humiliés qui nourrissent des tragédies comme celles de Beni. Ce sont elles qu’il convient de détruire par une nouvelle politique et une nouvelle économie de l’imaginaire, en repensant et en réorientant toutes les institutions  de sécurité intérieure dans le pays.

 

 

Dans quel sens faut-il aller ?

Il faut dans cette perspective privilégier les dimensions de la sécurité vitale de la société. Cela veut dire :

  • Promouvoir une culture éthique de la régénération du lien social entre les personnes, les communautés de terroir local et les grandes aires ethniques qui constituent le tissu de la nation.
  • Promouvoir une politique globale de santé, d’alimentation, d’éducation, d’administration et de valorisation d’une dynamique de transformation fondée sur une même volonté de faire du pays un espace de paix heureuse.
  • Promouvoir une économie globale organisée autour du souci du bonheur partagé, sans que les richesses de la nation soient concentrées entre les mains d’une minorité prédatrice.

Après la tragédie de Beni, Il est urgent que cette vision de la sécurité intérieure du pays prenne le pas sur  les forces de violence et les appareils idéologiques d’Etat qui s’en nourrissent. Sans cette réorientation fondamentale, il est à craindre que les révoltes, les rébellions et les résistances armées imposent leur loi dans l’espace public et embrasent à leur guise et selon leur rythme certains coins de notre nation.

Sécurité extérieure

Dans notre pays, la sécurité extérieure de la nation est fondée sur les alliances sous-tendues par le besoin de conservation du pouvoir au sein de la classe politique dirigeante et une diplomatie à géométrie variable face aux menaces extérieure perçues du point de vue purement militaire.

A l’échelle de notre positionnement géopolitique et géostratégique en Afrique, nous sommes dans un jeu de bascule où certains pays  voisins sont un temps perçus comme des ennemis et un autre temps comme des alliés, sans aucune ligne de démarquage visiblement claire, sauf peut-être celle des intérêts propres à la classe dirigeante, loin des nécessités vitales propres aux populations comme ensemble politiquement organisé. D’autres nations deviennent des amis ou des partenaires possibles dans les organisations régionales où notre poids politique, économique ou culturel est du second ordre. Nous sommes dans ces organisations, mais notre cœur est ailleurs, par manque de lisibilité de notre positionnement géopolitique et géostratégique.

A l’échelle mondiale, aucune vision pour séduire les autres nations ou rayonner partout en vue d’attirer des partenaires éventuels n’est visible dans une pensée globale dont chaque Congolais aurait une perception claire de la splendeur de sa nation.  On voit cette faiblesse dans quatre domaines :

  • Nous sommes un paradis écologique sans politique touristique rayonnante pour attirer les étrangers dans notre pays. Notre politique d’octroi de visas aux personnes qui veulent venir chez nous est plus dictée par la peur et la méfiance face aux autres que par le souci de les séduire et de leur ouvrir les magnificences de notre pays. Notre administration n’est pas conçue pour accueillir les touristes, leur faciliter le déplacement chez nous et les pousser vers les niches écologiques où ils peuvent dépenser le plus possible leur argent au bénéfice de Congolaises et des Congolais. En fait, nous ne savons pas « vendre » l’image positive du Congo dans toutes les splendeurs qui peuvent fasciner et « inouïr » les étrangers, pour ainsi dire.
  •  Nous sommes un miracle géologique sans une politique d’inventivité et d’innovation pour la  mise en valeur économique de notre sol et de notre sous-sol dont nous pouvons transformer les richesses sur place et offrir au monde notre génie scientifique. A ce manque d’imagination économique et technologique se greffent un esprit de tracasserie administrative et un esprit généralisé de corruption qui découragent tout investisseur sérieux. Seuls s’aventurent dans notre jungle les prédateurs mal famés et les vampires sans foi ni loi qui s’allient aux prédateurs et aux vampires locaux pour une économie de sorcellerie qui mange le souffle vital de nos populations. Même entre nous, la vie économique n’est pas une vie d’un génie créateur national qui crée des emplois par la force de notre esprit. Aucun Congolais n’est sur la liste mondiale de grandes richesses. Ni dans la création d’entreprises et de trusts internationaux, ni dans l’accumulation du profit dans l’économie mondiale de marché dont la rationalité domine la planète, on ne trouve un Congolais qui compte vraiment. On ne nous trouve largement que dans l’économie de la jouissance, du mensonge et de l’escroquerie de basse échelle. Au lieu de créer une grande économie d’invention et d’innovation, c’est la politique qui intéresse des pseudo-riches qui, sans vergogne, siphonnent les caisses de l’Etat.
  • Nous sommes sans doute le pays qui sème sur son territoire le plus grand nombre d’universités au kilomètre carré en Afrique, mais nous n’avons aucune politique d’enseignement et de recherche qui placerait nos structures de formation supérieure au plus haut niveau du classement africain des institutions éducatives de qualité. Ce n’est pas dans cet état que nous pourrions attirer le plus grand nombre possible d’étudiants étrangers et élever le niveau de nos étudiants et de nos chercheurs à l’échelle de la compétition mondiale.
  • Nous sommes le pays de la joie de vivre et du bonheur étincelant, selon une certaine réputation acquise depuis de longues décennies, mais nous n’avons pas de structures de dimension mondiale pour le déploiement de nos richesses culturelles dans le domaine de l’art, de la musique et des lettres. Nous dépendons principalement des promoteurs et des éditeurs étrangers, faute d’une politique culturelle solidement implantée chez nous.

La sécurité extérieure d’une nation, c’est plus dans la solidité de ces domaines où nous sommes faibles qu’elle se construit que dans l’accumulation des instruments de violence et des armes de guerre qui ne peuvent même pas assurer un certain calme dans un pays dont le lien social et le tissu vital sont fragmentés. L’histoire de l’Afrique est pleine des récits de chefs d’Etat qui s’étaient armés jusqu’aux dents et ambitionnaient même  d’avoir leur arme atomique avant de se faire abattre par leurs ennemis en plein jour ou de se faire chasser du pouvoir par des puissances extérieures. Leur erreur, c’était d’avoir cru que la sécurité de leurs pays dépendait de leurs armes dans un continent africain sans unité idéologique ni structures militaires communes destinées à défendre l’ensemble du continent comme puissance face aux pays qui sont, eux, unis, organisés pour dominer les institutions internationales et imposer leur vision des réalités mondiales partout.

Actuellement, tout le monde sait que la sécurité d’un pays n’est pas dans l’abondance de ses armées, mais dans la fécondité globale de sa matière grise.

Je n’ai jamais oublié une phrase d’Ernesto Sabato, un écrivain argentin qui vécut pendant ses années universitaires la tragédie sanglante  que la dictature militaire fit vivre à la jeunesse de son pays dans d’indicibles atrocités. Sabato écrit :

« La seule chose qui nous sauva du mépris universel, ce fut le haut niveau de nos professeurs, ingénieurs, biologistes, médecins, physiciens, mathématiciens, astronomes, écrivains et artistes qui étaient invités partout dans le monde, ce qui nous plaçait au-dessus de pays hautement développés. »

Depuis que j’ai lu cette phrase, je dis toujours aux jeunes que la sécurité extérieure à promouvoir pour un pays, c’est le rayonnement de son intelligence, de ses cerveaux créateurs et des valeurs de base dont il illumine le monde. C’est cela qui impose respect et considération aux autres peuples. Cela et  non l’agitation politicienne ou la force militaire.

Aujourd’hui, notre pays s’est enfermé dans l’illusion militariste, en dehors de toute possibilité de développer l’intelligence sociale et l’éthique des valeurs relationnelles fortes qui inspirent confiance. Signe qui ne trompe pas : le pays n’a même pas une Académie nationale des sciences où peuvent s’épanouir des professeurs, ingénieurs, biologistes, médecins, physiciens, mathématiciens, astronomes et écrivains de très haut niveau. Comment assurer alors l’esprit d’émergence et de développement qui pourrait enrichir le Congo et le laisser se faire féconder par d’autres pays  dans un esprit de renaissance africaine pour une altermondialisation créatrice, vraie garantie d’une paix mondiale dans les turbulences de l’Histoire ?

Si à tout moment notre pays est victime d’agressions extérieures et de hordes de tueurs venus de l’étranger, ce n’est pas parce que les moyens militaires nous manquent. C’est essentiellement parce que nous manque l’intelligence de faire les choix qui assurent la vraie sécurité aux nations :

  • Le choix d’une vie démocratique qui nous insère dans le circuit mondial des démocraties liées les unes aux autres.
  • Le choix d’ouvertures économiques et financières qui nous enrichissent véritablement et libèrent notre génie créateur et innovateur.
  •  Le choix de nous doter de structures solides de formation humaine par la création et l’animation de hauts lieux de la connaissance et du savoir.
  • Le choix de la culture de la grandeur dans un imaginaire de liberté et de valorisation de nous-mêmes dans nos manières d’être et de vivre.
  • Le choix d’engager notre nation sur la voie de l’émergence ici et maintenant.
  • Le choix de naître réellement à l’avenir que nous voulons comme peuple de paix et de bonheur.

L’impératif, c’est de nous consacrer à faire ces choix et de les fertiliser en nous. Nos forces armées, notre agence de renseignements, nos structures de police, nos organisations de sécurité économique et d’espionnage scientifique ou technologique, c’est sur la base de ces exigences fondamentales qu’il faut les repenser et les réorienter pour notre sécurité extérieure. Nous disposerions ainsi d’un paradigme de la paix qui nous sortirait définitivement de la barbarie des guerres et de la sauvagerie des groupes armés.

Après les tragédies de Beni, nous savons maintenant que c’est dans cette direction qu’il faut conduire le pays et éduquer l’esprit de nos populations en République Démocratique du Congo.

 

Kä Mana

Commentaires

cette histoire commence à être de plus en plus inquiétante, et nous nous demandons toujours qui est à la base de tout ceci? et comment se fait-il que ces massacres arrivent pourtant les forces de la MONUSCO et de la FARDC sont opperationnelles dans cette partie de la RDC? 

cette tragique histoire payée par les habitant de notre pays sont ce que vous avez appelé dans l'article precedant: "un arbre qui cache la foret".  

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