CONNAITRE SES DROITS POUR MIEUX DEFENDER SES INTERETS

  • 31 March 2017
  • admin

Dans le cadre de la commémoration du mois de la femme, et dans le but d’honorer son engagement de promouvoir l’empowement de la femme, comme à l’accoutumé, le programme genre de Pole Institute, a entamé le mercredi 01 mars 2017, une série d’activités avec des groupes des femmes accompagnées, ces femmes gagne-petit vendeuses au bord de rues de la ville de Goma.  

Il s’agit d’une formation étalée sur trois semaines, en faveur de plus de 75 femmes scindé en trois groupes. La matière de discussion choisie concerne principalement les droits des femmes et de l’enfant (code de la famille), les lois régissant le petit commerce en RDC et le travail sur les identités.  

Lors de toutes ces séances de formation des thèmes comme le mariage légal, ses avantages et ses désavantages, les violences conjugales, l’éducation traditionnelle et moderne, l’enregistrement des enfants à l’Etat Civil, ... ont été évoqués. Les deux premiers thèmes avaient déjà fait l’objet de débats entre les femmes l’année dernière. Mais cette année nous avons focalisé sur le code de la famille révisé en août 2016, afin que les femmes prennent conscience de leurs droits, de l’évolution de la loi et de la nécessité de s’y adapter.   L’histoire de la naissance du 8 mars, cette journée de lutte des femmes a été le point d’entrée en matière.  Il s’agit d’éveiller la conscience des femmes sur les raisons de lutter dans un contexte d’ignorance et de transformation de l’idée originelle de la lutte des femmes avec pour conséquence majeur une sorte de vengeance de certaines femmes contre les hommes.  

Les derniers jours des sessions de formation, jours de clôture, la communication non violente a été développée et les femmes ont émise les recommandations pour la suite du travail et des propositions pour relever les défis. 

C’est dans une ambiance de découverte des lois qui les protègent, de découverte de droits longtemps ignorés, de découverte des erreurs du passée, et de découverte de soi que les femmes trahissent pour certaines et traduisent pour d’autres leurs peurs d’aborder la question de mariage légale, leurs peines de  se savoir dans l’illégalité après plusieurs années de concubinage et leurs enthousiasmes pour un nouvel ère en perspective.

 

Fait à Goma, le 20 mars 2017.

 

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