Comment ça va 31 mai au 06 juin 2019

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  1. Retour sur l’élection du nouveau gouverneur du Nord Kivu

Comme dans la province du Mai Ndombe, le gouverneur qui a été élu au Nord Kivu par l’Assemblée provinciale vient du Front Commun pour le Congo, renforçant un peu plus l’emprise du camp de l’ex-président Joseph Kabila sur l’échiquier politique de la République Démocratique du Congo. M. Carly Nzanzu Kasivita, a remporté 28 des 48 voix des députés provinciaux lors du scrutin organisé le 30 mai 2019, en devançant deux candidats d’Ensemble pour le changement et un candidat indépendant. Il succède ainsi à M. Julien Paluku Kahongya, qui dirigeait la province du Nord Kivu depuis 2007. Partis en ordre dispersé, les députés d'Ensemble pour le changement n’ont pas pu s’entendre sur une candidature unique alors qu’ils représentaient l’alternative au candidat du Front commun pour le Congo, qui de son côté, était seul en piste. S’étant adjugé 19 des 44 députés provinciaux élus au Nord Kivu, le FCC avait vu ses rangs gonfler avec la cooptation de quatre chefs coutumiers pro-FCC à l’Assemblée provinciale. Restait en face 24 députés de LAMUKA et un de CACH (Cap pour le changement). Mais la mésentente de ce groupe va profiter au FCC puisqu’il arrivera à dépasser la majorité absolue lors du vote des députés. La raison ? Elle se trouve au niveau du leadership local : l’entente entre les communautés ethniques majoritaires au Nord Kivu a été respectée puisque les mêmes députés provinciaux qui ont voté pour M. Robert Seninga, un candidat Hutu, à la présidence de l’Assemblée provinciale, ont aussi voté pour M. Carly Kasivita, un candidat Nande, au gouvernorat de province. Il faut aussi noter que les deux heureux élus sont tous issus du FCC alors que LAMUKA avait la possibilité de rafler l’un des deux – si pas les deux – postes politiques les plus importants du Nord Kivu. Mais cela ne s’est pas réalisé parce que les mentors du nouveau gouverneur et du nouveau président de l’Assemblée provinciale, qui sont des anciens gouverneurs du Nord Kivu, ont surfé sur la lutte de leadership politique interne à la communauté Nande (la preuve c’est qu’aucun des candidats Nande n’a été élu sénateur alors qu’ils sont largement majoritaires à l’Assemblée provinciale).  D’autres langues parleront de corruption des députés par le FCC, mais cela ne pourra, sans doute jamais, être prouvé. Muhindo Nzangi et Eric Kavuna peuvent nourrir des regrets puisqu’ils n’ont remporté respectivement que 11 et 9 voix à l’issue du vote.

A ce jour, la quasi-totalité des gouverneurs élus sont issus du FCC ou se présentent comme « indépendants ». Seul le Kasaï oriental, province d’origine du président Félix Tshisekedi, est arrivé à élire un gouverneur provenant du regroupement politique UDPS et alliés. Reste la province du Sankuru où l’élection du gouverneur a été suspendue après que la candidature unique de l’ex-ministre de la Communication, Lambert Mende, ait suscité beaucoup de tension et des violences. Malgré tout, le FCC dispose déjà d’une majorité confortable au Parlement, avec 345 des 500 députés nationaux et 98 des 108 sénateurs.

     2. Le Premier ministre attendu à l’Assemblée nationale suite à la persistance de l’insécurité dans les provinces du Nord Kivu et d’Ituri

Lors d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF dans la nuit du 3 au 4 juin 2019 à Butanuka Kalongo, un quartier de la commune de Beu, dans la ville de Beni, plusieurs maisons ont été pillées et douze personnes tuées parmi lesquelles 5 motocyclistes ; ce qui a poussé les conducteurs des taxi-motos à défiler sur le boulevard Nyamwisi avec deux cadavres des motards dans l’après-midi du 4 juin. En réponse à l’appel des mouvements citoyens Lutte pour le Changement et La Véranda Mutshanga et des associations des taxis-motos, qui ont demandé à la population d’observer une grève générale pour protester contre les tueries récurrentes dans ce territoire du Nord Kivu, commerces et écoles sont restés fermés le 5 juin. Les mouvements citoyens en ont profité pour rappeler au chef de l’Etat sa promesse de campagne électorale pour rétablir la paix dans la région de Beni.

Abondant dans le même sens, les députés nationaux élus de la province de l’Ituri et du Nord Kivu se disent vivement préoccupées par l’insécurité qui prévaut dans l’Est du pays occasionnant, selon eux, entre janvier et mai 2019 plus de 300 morts et un million de déplacés. Ils ont exprimé leur inquiétude le 3 juin au Palais du peuple dans une question orale avec débat adressée au Premier ministre et déposée au bureau de la présidente de l’Assemblée nationale. Pour le député Gracien de Saint Nicolas Iracan, auteur de la question orale, le Premier ministre devrait s’expliquer sur l’identité réelle de ces assaillants qui sèment la désolation dans les deux provinces précitées sans que les forces de sécurité n’arrivent à les appréhender. Pour autant, nommé il y a moins d’un mois par le Président de la République, M. Sylvestre Ilunga n’a pas encore mis en place le nouveau gouvernement tant attendu par les congolais. Il n’est donc pas certain que le nouveau Premier ministre dispose déjà d’éléments suffisants pour éclairer ou rassurer l’opinion sur les attaques des rebelles ADF depuis bientôt cinq ans dans la province du Nord Kivu et plus récemment dans l’Ituri. Mais cela n’a pas empêché les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de déclarer avoir tué 23 rebelles ADF qui avaient lancé une attaque, le 30 mai 2019, sur l’Etat-major commandement du premier bataillon de la 32è brigade des unités de réaction rapide des FARDC basé à Ngite, un village situé à 15 km de la ville de Beni. Les casques bleus de la brigade d’intervention de la MONUSCO sont venus en appui aux FARDC pour contrer un autre groupe des ADF.

Si l’acte est à féliciter, on peut s’attendre à des représailles du groupe rebelle, qui a fait allégeance au mouvement terroriste de l’Etat islamique, parce que l’armée congolaise, appuyée par la MONUSCO, lui a infligé sa plus lourde perte depuis le début des attaques sur Beni en 2014. Est-ce tout de même un signe que les FARDC, souvent décriées pour leur passivité face aux ADF, ont fait le plein de confiance et pourraient, désormais, mieux sécuriser cette zone ainsi que les populations civiles qui l’habitent ? On ne saurait l’affirmer à ce stade puisqu’il s’agissait d’une attaque subie. Les populations civiles, et même leurs élus au niveau national et provincial, attendent de l’armée qu’elle ne reste pas sur la défensive mais qu’elle aille chercher ces combattants hors-la-loi jusque dans leurs derniers retranchements pour espérer mettre un terme définitif à l’activisme de ce groupe rebelle.

     3. Réunion tripartite en marge des obsèques d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa

Du jeudi 30 mai au samedi 1er juin 2019 ont été organisées à Kinshasa des obsèques officielles de l'ancien Premier ministre Étienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 01er février 2017. Plusieurs dizaines de milliers de personnes notamment des officiels, des autorités civiles et militaires ainsi que des citoyens lambda de Kinshasa ont assisté au stade des Martyrs de Kinshasa, à la cérémonie d’hommages officiels. Etaient présents à Kinshasa, plusieurs chefs d’Etat africains, entre autres le présidents João Lourenço de l’Angola, Faustin Tuadera de la Centrafrique, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Paul Kagame du Rwanda, Faure Gnassingbé du Togo ou encore Edgar Lungu de la Zambie. D’autres chefs d’Etat se sont faits représentés. Arrivés plus tôt à Kinshasa, les présidents angolais et rwandais ont été reçus dans la matinée du 31 mai 2019 par leur homologue congolais dans le cadre d’une réunion tripartite où il a surtout été question de sécurité et de relance économique. Ils ont convenu de renforcer l’axe Congo – Angola – Rwanda en intensifiant les échanges économiques et commerciaux. Ils comptent aussi réhabiliter le chemin de fer Kolwezi – Dilolo pour rejoindre Benguela en Angola. En outre, ils ont convenu d’associer d’autres chefs d’Etat de la région pour arriver à éradiquer le phénomène des groupes armés dans la région des Grands Lacs, ce qui passe par la redynamisation de la Conférence internationale pour la Région des Grands lacs (CIRGL) puisqu’il s’agit d’un cadre idéal pour la résolution des problèmes de la sous-région. Après la réunion tripartite, les trois chefs d'État se sont rendus au Stade des Martyrs pour un recueillement devant la dépouille d’Étienne Tshisekedi.

Au cours de la messe d’action de grâce qui y était célébrée, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a déclaré que l'accord de la Saint Sylvestre – signé en décembre 2016 pour mettre fin à la crise politique – peut être considéré comme l'héritage légué à la RDC par Étienne Tshisekedi, mais il a aussi invité le Président de la République à parachever l’idéal de son père pour le bien-être du peuple congolais. Celui-là même qui avait pour slogan « Le peuple d’abord » sera alors élevé à titre posthume, au rang du Grand Cordon dans l’ordre national des Héros nationaux Kabila-Lumumba, l’ordonnance signé par Félix Tshisekedi à cet effet indiquant « L'illustre disparu est récompensé pour ses mérites remarqués à travers sa longue et pénible lutte politique pour l'instauration de la démocratie et le progrès social, l'établissement d'un véritable état de droit et la protection des droits de l'homme ».

Nombreux sont les acteurs politiques qui ont pris part à ces cérémonies funéraires mais on notera qu’elles ont brillée par l’absence de certaines figures importantes de la scène politique : l’ancien président Joseph Kabila, l'opposant Martin Fayulu qui conteste la légitimité du président actuel, le coordinateur de la coalition Lamuka Moïse Katumbi fraichement rentré d’exil ainsi que les membres de l’Église du Christ au Congo (ECC). Les funérailles d’Etienne Tshisekedi n’auront donc pas réussi à panser les plaies des élections de décembre 2018. Si la RDC a gagné en diplomatie, au vu des invités de marque venus de l’extérieur, beaucoup reste à faire à l’interne. Pour le reste, on peut affirmer que Félix Tshisekedi a gagné son pari d’offrir des obsèques dignes à son défunt père ; il repose désormais dans une concession familiale, dans la commune de la N’sele, où un mausolée a été érigé en son honneur.

    4. Des ONG de défense des droits de l’homme appellent à la réouverture du procès de l’assassinat de Floribert Chebeya

Neuf ans après l’assassinat des activistes des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, l’ONG La Voix des Sans Voix et d’autres organisations de la société civile ont relancé le débat sur la quête de la vérité sur ce double assassinat. L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), pour ne citer qu’elle, demande la réouverture du procès afin de juger les véritables auteurs et commanditaires de ces crimes. Selon Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, la justice n’a pas été rendue de manière indépendante dans ce dossier. C’est pourquoi il plaide pour la libération des prisonniers arrêtés dans cette affaire qui purgent leur peine depuis près de 9 ans alors qu’ils ne sont pas, à ses yeux, les vrais commendataires. Par rapport à cela justement, l’ex-policier Paul Mwilambwe, témoin clé et coaccusé dans l’affaire Floribert Chebeya, demande à être extradé vers son pays. Il estime qu’avec l’avènement d’un nouveau régime au pouvoir, le procès peut bien se tenir en RDC. Déjà condamné à mort par contumace en RDC, M. Paul Mwilambwe s’était exilé au Sénégal, craignant pour sa sécurité et celle de sa famille. Aujourd’hui, il continue d’incriminer l’ex-président Joseph Kabila dans le meurtre du défenseur des droits de l’homme, à Kinshasa, le 1er juin 2010 et voudrait, de retour en RDC, faire appel de l’ancien jugement pour répéter ses accusations.

Dans un entretien accordé aux chaînes de télévision France 24 et TV5Monde et à Radio France Internationale (RFI) le 2 juin 2019, il affirme avoir assisté au meurtre de M. Chebeya, alors que le commanditaire de l’assassinat était le général John Numbi, inspecteur général de la PNC à l’époque, et que le président Joseph Kabila en était le donneur d’ordre. Et même si ces deux personnalités restent très influentes en RDC, le major Mwilambwe s’en remet au nouveau président Felix Tshisekedi qui prêche par l’Etat de droit. Il ajoute que l’auteur principal du meurtre qui a exécuté l’ordre se trouve à Lubumbashi, protégé par l’ancien pouvoir. Ayant déjà comparu au Sénégal qui s’était déclaré compétent pour le juger, il déclare que les ministres avaient dit qu’il devait être présenté devant un juge congolais pour que ses déclarations soient crédibilisées. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement congolais à qui il revient de demander officiellement l’extradition de cet illustre personnage s’il est en mesure de lui garantir sécurité et procès équitable. Mais on doute que le nouveau régime se lance sur ce terrain glissant aussi vite, les accords entre les plateformes politiques du président actuel et de son prédécesseur pour une gestion apaisée du pays primant vraisemblablement sur ce cas isolé quand bien même emblématique. Le président de l’ASADHO avait souhaité que les personnes détenues à tort pour ce crime profitent de la décrispation politique qui fait la fierté du nouveau régime. Mais il semble que cela ne soit pas encore une priorité pour lui, les familles biologiques et professionnelles de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana attendront…

    5.  Les tensions continuent entre le Rwanda et l’Ouganda

Alors que les relations rwando-congolaises semblent s’améliorer, rien ne va plus entre le Rwanda et l’Ouganda.  Depuis février 2019, le Rwanda a fermé un poste frontalier – celui de Gatuna – crucial pour le commerce entre les deux pays, l’Ouganda accusant son voisin de vouloir lui imposer un embargo commercial. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s’y déployaient. Les citoyens rwandais ont par ailleurs reçu de leur pays l’interdiction de se rendre en Ouganda. Cette situation résulte de la dégradation des relations entre les chefs d‘État rwandais, Paul Kagame, et ougandais, Yoweri Museveni, qui s’accusent mutuellement d’espionnage, d’assassinats politiques et d’ingérence dans les affaires intérieures de l’autre. La tension est montée d’un cran en mars lorsque le Rwanda a publiquement accusé l’Ouganda d’enlever certains de ses citoyens et de soutenir des groupes rebelles déterminés à renverser son gouvernement. Le président ougandais qui a admis avoir rencontré des rebelles rwandais, sans pour autant leur apporter son soutien, estime que les citoyens rwandais qui sont arrêtés en Ouganda sont, en fait, des espions. Entre temps, le Front de libération nationale (FLN) a revendiqué plusieurs attaques dans le parc national de Nyungwe, situé au sud-ouest du Rwanda, et prisé des touristes. Le FLN est affilié aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées en RDC, d’où la décision du régime de Kigali de renforcer sa sécurité dans le sud-ouest, à la frontière avec la RDC et avec le Burundi. A cela s’ajoute le fait que Kagame voit la main de Museveni dans toutes les tentatives de le déstabiliser : des généraux ougandais avaient déjà été approchés par un ancien ministre rwandais de l’intérieur et opposant à Paul Kagame, en quête de soutien, qui avait été assassiné finalement en 2013 ; vient ensuite le magnat de l’industrie du tabac Tribert Rujugiro qui est aussi en froid avec le régime de Kagame et accusé de soutenir des groupes rebelles. Les autorités rwandaises exigeaient la fermeture de son usine de tabac établie en Ouganda ainsi que le gel de ses avoirs, mais le président Museveni ne semble pas enclin à satisfaire cette demande de sitôt. L’ancien chef d‘état-major de l’armée rwandaise, Faustin Kayumba Nyamwasa, qui vit en exil en Afrique du Sud, n’est pas en reste puisque le ministre rwandais des Affaires étrangères, Richard Sezibera, avait déclaré, le 5 mars 2019, que Kigali détient des informations selon lesquelles le groupe rebelle RNC (Rwanda National Congress), qu’il dirige, travaille depuis l’Ouganda avec l’appui de certaines autorités locales.

Evoquant le risque d’incident entre le Rwanda et l’Ouganda qui partagent une frontière au niveau du parc national des Volcans (situé au Nord Rwanda), le ministère français des Affaires étrangères a récemment déconseillé aux ressortissants français de s’y rendre. La tension était montée d’un cran, le 25 mai 2019, suite au meurtre de deux personnes, l’une rwandaise et l’autre ougandaise, près d’un poste frontalier entre les deux pays. Kampala avait accusé les forces de sécurité rwandaise d’avoir violé son intégrité territoriale alors que Kigali avait rejeté l’accusation, l’estimant infondée. Le ministère français des Affaires étrangères déconseille également de voyager par la route entre les deux pays à cause des risques de blocage de la frontière terrestre. Pourtant, le Parc National des Volcans est l’une des attractions phares du Rwanda puisque connu pour être le sanctuaire des derniers gorilles de montagne. Si la France arrive à déconseiller la zone à ses ressortissants, d’autres gouvernements pourraient en faire autant, ce qui amputerait le Rwanda d’une importante manne financière. Signe qu’il veut lui rendre la balle, plus de 200 citoyens rwandais qui souhaitaient se rendre en Ouganda, pour participer à un pèlerinage chrétien, ont été empêchés par l’armée rwandaise de franchir la frontière et renvoyé chez eux alors que les pèlerins de la RDC et du Burundi ont pu traverser la frontière. Le Rwanda campe donc sur sa position de vouloir assurer la sécurité de ses citoyens en les empêchant d’entrer en Ouganda. Pourtant, les plus grands perdants dans ces querelles politiques restent les populations. Plusieurs rwandais travaillent en Ouganda ou vont y faire du commerce chaque jour et vice versa. A cause de la détérioration des relations bilatérales, les prix des denrées alimentaires ont grimpé au Rwanda qui dépend de son voisin, bien plus vaste, pour ses importations alors que l’Ouganda a, pour sa part, perdu son accès au Burundi et à la RDC, des pays où il exportait beaucoup de biens manufacturés. Les relations entre les deux pays n’ont donc pas fini de s’empirer, les deux gouvernements se rendant coup pour coup. La CIRGL arrivera-t-elle à trouver une solution pour baisser la tension ? La RDC, peut-elle intervenir d’une certaine manière, profitant du fait que ses deux voisins comptent beaucoup sur la normalisation des relations avec elle pour soutenir leurs économies ? L’avenir nous le dira.

 

Goma, Raoul Banywesize,

Chercheur/ Pole Institute

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